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Zoom sur… la glycérine végétale

glycérine végétale

Aujourd’hui je vous présente un nouvel article de ma catégorie « Zoom sur… ». Je m’attache à vous présenter des ingrédients que j’utilise beaucoup en cosmétique homemade en vous expliquant leurs intérêts, leurs utilisations et mon avis personnel. Cette fois, je vais vous parler de la glycérine végétale. C’est un ingrédient multi-usages et assez unique que je n’hésite pas à mettre dans mes recettes dès que je le peux. 

Qu’est-ce que la glycérine végétale ? 

La glycérine est un agent hydratant qui entre dans la composition de très nombreux produits cosmétiques, y compris du commerce. Si vous jetez un œil aux listes INCI de vos gels douches ou de vos shampoings, vous les y trouverez souvent. La glycérine peut être d’origine animale (provenant des graisses animales) ou végétales. Malheureusement il est impossible de connaître l’origine de la glycérine en lisant uniquement la composition d’un produit. Je n’utilise évidemment que de la glycérine végétale qui est un sous-produit de la réaction de saponification des huiles végétales. Si vous faîtes un savon en SAF, il en contient naturellement. En plus d’être un agent hydratant, elle permet de réaliser des macérâts hydro-glycérinés (eau + glycérine) pour extraire les principes actifs des plantes. Elle a également une utilisation ménagère pour aider à dissoudre les taches. Elle apporte également un toucher doux aux formules qui en contiennent.

Pourquoi la glycérine végétale ? 

La glycérine végétale est, je pense, le seul ingrédient cosmétique qui, à faible dose, soit un très bon agent hydratant et humectant et qui puisse être intégré dans n’importe quel type de formule. L’urée pourrait lui faire concurrence, mais je trouve sa mise en œuvre un peu moins simple. En effet il faut la dissoudre dans l’eau ou en fin de formulation et j’ai toujours peur qu’il reste des grumeaux non dissous. La glycérine végétale a un autre gros avantage : elle peut être dispersée dans un produit uniquement huileux comme un baume par exemple. Cela permet d’avoir un produit à la fois nourrissant et hydratant. La glycérine végétale est également un humectant, c’est-à-dire qu’elle va limiter la perte naturelle en eau de la peau. Pour les peaux sèches et sensibles c’est un must-have, mais je la conseille pour tous les types de peau ! 

Ses utilisations 

Sa première utilisation est en tant qu’agent hydratant dans les formulations cosmétiques. Mais attention, le mieux est l’ennemi du bien. Il ne faut pas utiliser plus de 10% de glycérine végétale dans vos produits, au risque d’observer un effet desséchant. Habituellement je l’utilise autour de 5%, mais je peux parfois monter jusqu’à 8% comme dans ma mousse nettoyante à l’Ortie. 

Dans les formulations contenant une phase aqueuse, comme les émulsions, vous pouvez l’ajouter en même temps que l’eau dans la phase aqueuse. C’est notamment le cas dans ma crème pour la barbe ou mon gel-crème pour sportifs. J’en ai aussi utilisé dans mon oléogel pour peaux mixtes pour atténuer le tiraillement dû à l’Aloe Vera.  

Vous pouvez aussi l’ajouter dans des textures type baume en ajoutant la glycérine à la fin de la formulation et en mélangeant régulièrement pendant le refroidissement pour assurer une bonne dispersion de la glycérine végétale dans la phase huileuse. 

Vous pouvez également réaliser un macérât hydro-glycériné de plantes. Pour cela utilisez des plantes sèches réduites en poudre et un solvant qui est un mélange 50/50 eau/glycérine végétale. Dans un bocal stérilisé, placez un volume de plantes pour 5 volumes de solvant. Il faudra sans doute ajouter du solvant au cours de la macération car la plante en absorbe souvent beaucoup. Ajoutez également 0.6% du poids du solvant en Cosgard et mettez à macérer quelques semaines. Après filtration, votre macérât est prêt à être utilisé, à hauteur de 20% maximum (donc 10% de glycérine).  

Mon avis  

Dès que je fais une recette où j’ai besoin d’hydratation, je pense tout de suite à la glycérine végétale car c’est un ingrédient facile à utiliser, très efficace et pas très cher ! Il suffit de savoir qu’il ne faut pas en utiliser plus de 10% (5% c’est très bien). Je n’ai pas encore essayé de la mettre dans un baume, mais je pense que ce sera sans doute ma prochaine expérience. En tout cas c’est vraiment un ingrédient que je recommanderai dès qu’il sera terminé ! 😀  

 

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